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En réponse à :


armand armand 25 juin 2007 20:49

Intéressante synthèse et état des lieux - avec quelques effets caricaturaux quand même. La vulgarité en première ou deuxième année,voire l’insolence, je n’en ai jamais rencontrée -remarquez je fais 1m80 et ai enseigné les artis martiaux avant la fac. Mais j’ai vu beaucoup plus d’étudiants reconnaissant honnêtement qu’ils n’avaient pas assez travaillé, qu’ils étaient trop paresseux, et rares sont les contestations de notes, sauf de la part des quelques procéduriers maniaques comme il y en a un par fac ou promo. Concernant les publications, il est naïf d’imaginer qu’on puisse tous publier au même rythme, sans oublier que pléthore de publications ne vaut pas toujours qualité ! Mais vous mettez le doigt indirectement sur un problème majeur - on peut effectivement vivre la vie du sous-préfet aux champs, et n’être jamais sanctionné. Sauf par l’absence de toute promotion.

Quant à la dimension mondiale, vous n’avez pas tort, et on paie la rançon d’une époque non lointaine il y a vingt ans à peine) où aucun étranger ne pouvait enseigner dans une fac française. Les collègues se débrouillent en anglais (et je ne parle pas de ceux qui, comme moi, ont eu l’anglais pratiquement en première langue. Mais l’exemple que vous citez est trompeur : un maître de conf’ est avant tout un enseignant et son poste répond à des besoins précis en la matière. Engager un brillant sujet, chercheur international, n’apporterait rien à ce niveau. Et si nombreux sont les brillants étrangers, bardés d’expériences internationales et polyglottes, frappent à la porte des universités françaises, et pour des postes à moins de 2000E par mois, c’est peut-être aussi que la sécurité de l’emploi à la française a du bon...




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