"il faudra que les réseaux
sociaux approfondissent le dossier pour qu’on sache enfin que
l’assassin, Olivier Hadzovic, était un Rom né en France d’une famille
bosniaque de onze enfants, et que, bien qu’en âge de travailler, il
vivait du RSA. Il était recherché par toutes les polices de France et il
a pu passer la frontière italienne sans le moindre souci.
Manifestement, il a eu des soutiens familiaux, assez classiques chez les
Roms, et espérait échapper à la justice grâce à sa tante vivant en
Italie. Mais celle-ci a refusé de se rendre complice d’un crime et l’a
convaincu de se rendre. Sinon, les policiers français ne l’auraient sans
doute jamais retrouvé, quoi qu’en dise le procureur d’Alès, Abdelkrim
Grini.
Là encore, personne
n’approfondira la question. Certes, il y a eu une guerre féroce en
Yougoslavie pendant une dizaine d’années mais, en l’an 2000, cette
guerre était terminée. Pourquoi avoir gardé en France des réfugiés
bosniaques, et ne pas les avoir renvoyés dans leur pays, à présent
indépendant ? Pourquoi la France doit-elle subvenir aux besoins d’une
famille qui ne paraît pas apporter grand-chose à la collectivité ?"