Les journalistes sont la caisse de résonance sans laquelle aucun message du candidat n’arrive à sa cible : l’élécteur.
Où allez-vous chercher des idées pareilles ? L’électeur reçoit des messages par cent canaux différents, mais comme il sait des mois à l’avance pour qui il votera quand le moment sera venu de le faire pour de bon (deuxième tour, dans le cas de la présidentielle), tout ce blabla ne sert à rien, sinon à le distraire au long de la campagne.
En outre, il se détermine à partir d’arguments plus subjectifs et émotionnels les uns que les autres. Croire que le journaliste sert d’interméiaire entre le politicard et l’électeur, en lui transmettant un « message » renvoie au XIXe siècle...
Mais j’admets qu’il y a certainement des journalistes, par besoin de s’imaginer utiles, qui croient remplir ce rôle. Laissons-les à leurs chimères, puisqu’elles ne mangent pas de pain.