C’est l’heure. Une
démocratie citoyenne et sociale enfin.
Le blabla
labyrinthique contre les « super-riches » et la caricature du tyran Mélenchon bien sûr qui
va immanquablement avec, en espérant ainsi nous entretenir si c’est encore possible
dans la confusion, la démobilisation et la dispersion. Comme c’est original, personne
encore ne nous a joué cette partition. Désolé nous n’avons plus de temps à
perdre avec ces vieilleries médiatico-politiques qui sentent la naphtaline
depuis un moment déjà. Laissons les donneurs de leçons à leurs ruminations et
paresse et occupons-nous de nos affaires 
Nous
allons user tranquillement et avec détermination du mince pouvoir mais
qui est encore déterminant, celui de nos voix dans les urnes pour avancer
résolument en laissant résonner toutes les sirènes de la dispersion qui
viendront d’un peu partout comme un hommage involontaire à la force de notre
rassemblement que toute une classe politique et médiatique redoute à juste
raison. Ce que ces gens redoutent c’est une confrontation démocratique
portant sur de nouveaux droits citoyens et un référendum engageant le
processus constituant en replaçant le peuple au centre de nos
institutions. Ils ont raison. Si je pensais comme eux qu’au fond la
richesse et le pouvoir ne proviennent que de l’exploitation d’autrui qu’il
s’agit de dominer culturellement et matériellement et d’entretenir dans
l’ignorance et surtout la division, je ferais évidemment pareil. Désolé,
la page est en train de se tourner. Et c’est nous, les citoyens que vous êtes un certain nombre à prendre pour des imbéciles en tentant de nous entretenir dans l’ignorance qui allons vous
l’imposer. Une révolution citoyenne tranquille. Et ferme, et responsable. Avec
notamment le référendum d’initiative citoyenne permettant l’initiative
populaire des lois ou l’abrogation d’une disposition ponctuelle ou une loi, la
révocation, en cours de mandat des élus qui n’appliquent pas le programme sur
lequel ils ont été élus afin d’en finir enfin avec la culture de
l’impunité propre à nos démocraties incomplètes et mensongères. Une réforme du
système d’information instaurant la diversité et l’indépendance, protégé par un
cahier des charges des oligarques de la fabrication de l’opinion
publique qui cherchent encore à étendre leurs pouvoirs sur l’ensemble du
champ culturel. Nous voulons le passage à une économie de la satisfaction des
besoins et non plus de la facilitation de la concentration financière dont le
moteur est la rentabilisation de toute activité à son profit dans une fuite en
avant du gaspillage de nos ressources et du socle même de nos vies grâce
au pilotage par les marchés concurrentiels. Le tout au détriment de l’ensemble
des droits et services de base que l’état assurait pour tous jusqu’ici quand
nous contribuions tous équitablement à son fonctionnement fiscal (n’est-ce pas mesdames
et messieurs les oligarques et toute la ribambelle qui sont vos obligés). Que
nous, citoyens résistants, avions imposé aux dirigeants politiques au sortir
des guerres où ils nous avaient menés. Rentabilité poussée à bout,
subventionnée et déguisée sous les beaux noms de starts up et innovations.
Régulées bien sûr, une fois le maximum de bénéfices et subventions empochés avec
quelquefois des dégâts irréversibles pour nous qui n’avons qu’une vie.
Nous voulons l’instauration d’une planification écologique, comment faire
autrement, s’élargissant au reste du monde si nous voulons maîtriser un peu
quelque-chose et surtout prévenir les difficultés qui sont déjà là afin d’en
faire des moments et des espaces de coopération en évitant la facilité des
guerres dont toutes les classes dirigeantes ont fait jusqu’ici l’outil ultime
de la préservation de leur domination. Avec nous et nos vies comme
combustible. Travaillons au non alignement international pour instaurer un
droit international nous obligeant tous dans le respect mutuel. À ceux qui ont
envie de ricaner, rappelons qu’il est déjà à l’œuvre et qu’ils ont raison
(leurs raisons) de le redouter.