@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Depuis 2014, Poutine a annexé la Crimée, une violation flagrante du
droit international, toujours sous le même prétexte : protéger les
russophones. Puis il a attisé la guerre dans le Donbass, armant des
séparatistes, envoyant des mercenaires, tout en niant effrontément
l’implication de son armée.
L’OTAN a créé un précédent en bombardant la Serbie. Un pays souverain peut donc être bombardé pour protéger des séparatistes albanophones, pour lui arracher une partie de son territoire et y construire une base militaire américaine. Ce sont les nouvelles règles du jeu, imposées par l’Occident et en violation flagrante avec le droit international.
La Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, mais en plein chaos à cette époque s’est retrouvée en position de témoin impuissant et humilié. Cela a des conséquences.
Mais comparer nos sociétés, où l’on peut critiquer, manifester, voter
librement, à un régime qui écrase toute dissidence, c’est une insulte à
l’intelligence.
Cela me rappelle le temps de la guerre froide où il était de bon ton de dire avec un sourire en coin « on vit beaucoup mieux dans l’enfer capitaliste que dans le paradis communiste ».
On vivait beaucoup mieux dans les pays occidentaux qu’en URSS, mais le monde dit libre comprenait aussi l’Afrique, l’Amérique latine et une grande partie de l’Asie, régions où l’Occident mettait en places des régimes qui n’avaient rien à envier à l’URSS. Si on avait fait la moyenne du niveau de vie en URSS et dans le monde dit libre, en incluant à ce monde libre les anciennes colonies, je ne sais pas de quel côté aurait penché la balance.