La France, comme la plupart des pays européens, est très loin de pouvoir honorer ses ambitions de renforcement militaire.
— Il faut d’abord défalquer l’inflation (monétaire et prix des nouvelles générations technologiques) des hausses budgétaires.
— Il faut défalquer la mise au rebut des anciens matériels de l’achat des nouveau (il y a remplacement de matériels obsolètes, et non accroissement).
— Défalquer la perte d’économies d’échelle qu’offraient une industrie civile forte à l’industrie militaire (le moindre camion devient hors de prix). Ainsi que les pertes de savoir-faire.
— Prendre en compte l’amincissement des infrastructures (les anciens terrains et casernes ont été vendus, les logistiques réduites, l’encadrement subalterne congédié, etc.) qui rendent impossible en l’état un accroissement des effectifs.
— La démographie et sociologie ont évolué. L’armée peine déjà à recruter des effectifs valables. Sans compter la fracturation idéologique et identitaire advenue depuis quelques décennies.
— Le but stratégique reste flou et incohérent (faire la guerre au tiers-monde avec une immigration tiers-mondisée sur notre sol ???).
— Selon les chefs militaires d’active s’exprimant publiquement, les achats actuels de permettent pas une hausse de la masse des armées, même pas d’arrêter le déclin, mais simplement de ralentir le déclin.