Dès le second siècle après Jésus Christ, et sous l’influence de Saint Paul, la plupart des Chrétiens sensés considéraient les textes de la Genèse comme des allégories et ironisaient sur les Juifs et les sectes de Chrétiens incultes qui considéraient ces fables comme une histoire réelle. D’où le dialogue de Jason et de Papisque évoqué par Celse (178 après J.C.).
Nul ne peut nier que le principal théoricien de l’évolution au XXe siècle, dont se sont réclamés les paléontologues français comme Jean Piveteau, est le jésuite Teilhard de Chardin sur l’oeuvre duquel ont eu lieu plusieurs colloques au Vatican auxquels a participé le Pape Jean-Paul II.
L’Eglise catholique a intégré depuis longtemps dans sa doctrine la thèse évolutionniste. Déjà, elle apparaît dans les manuels à l’usage des grands séminaristes à la fin du XIXe siècle, les jours de la Genèse étant assimilés aux ères.
C’est donc aux « fixistes », c’est-à-dire aux Mahométans, aux Juifs intégristes, aux fondamentalistes protestants et aux témoins de Jehovah auxquels Guy Lengagne s’attaque.
Guy Lengagne ne croit pas à l’existence d’Adam et Eve qui se promènent à poil dans le Paradis terrestre en caressant crocodiles, lions et velociraptors. Il ne croit pas que l’univers a été créé à l’époque des dolmens.
Il s’attaque aussi aux producteurs de cinéma américains qui fabriquent des films où King Kong combat des tyrannosaures anthropophages. Selon la théorie fixiste en effet, il s’agit d’histoires véridiques et en cela, elle doivent rapporter encore plus de fric.
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