C’est un peu paradoxal de chercher à nous
avertir de biais cognitifs en se servant du mot gauche de manière aussi floue.
Sinon, quand même l’essentiel, c’est
de revenir à l’esprit de l’anti-concentration financière des médias telles que
prévue par le CNR au vu des errements observés sous la III° République ce qui
avait favorisé par la perversion des esprits l’installation d’une
extrême-droite à l’ombre d’un occupant .De mettre en place de façon démocratique
un code de déontologie concernant l’information et ses pratiques et l’usage des
sondages afin de sortir du far-West actuel. Avec un Arcom qui fait les gros
yeux une fois le mal fait et les dérives bien installées ce qui fait
reculer sans cesse en réalité les repères collectifs en encourageant ceux
qui n’ont pas l’intention de renoncer. Qui doute que ces gens de l’Arcom
savent ce qu’ils font ? Pour ceux qui ne sont pas au courant il y a
une commission des sondages. Si, c’est vrai, cela existe.
Par ailleurs le concours d’hypocrisie
entre certaines pratiques (il y a heureusement, en dehors des matinales sauf
exception, d’excellentes choses) du service public de l’information et
les chaînes d’info concernant la désinformation et le relais des propagandes
sur fond de libéralisme européen et otanesque ( Trump est bien le chef du pays
à la tête de l’OTAN dont les fondamentaux en dehors des ruses et détours
ne changent pas ?) comme si nous ne nous apercevions de rien, c’est tellement
grossier, infantilisant et répétitif, ce concours de Tartuffe donneurs de
leçons.
Dire que le service public serait de
gauche en raison de quelques accointances envers de redoutables
révolutionnaires qui nous avaient prévenus que leur ennemi c’était la finance
et qui sont bien restés fidèles et conformes à ce genre de promesses,
tout en accueillant depuis des années, 5 jours sur 7, le gardien de
l’orthodoxie libérale Dominique Seux, un des directeurs des Échos, meilleur
journal économique au service de son propriétaire, un de nos meilleurs
milliardaires , Berbard Arnault , suppose, soit que l’on soit un imbécile
ou que l’on prenne ses concitoyens pour des imbéciles.
C’est drôle aussi, on a l’air de
systématiquement oublier que l’extrême-droite elle, jusqu’à présent, ne masque
pas son jeu en parlant d’encore plus privatiser.