@Legestr glaz
J’ajoute que notre génome nous permet de produire des « protéines ». L’organisme humain fonctionne avec des « protéines » qu’il fabrique pour ses besoins biologiques. Une majorité de nos molécules de signalisation et effectrices sont des « protéines ». Les hormones sont des protéines, les enzymes sont des protéines, les immunoglobulines sont des protéines, etc. Et ces « protéines » sont construites en permanence au quotidien pour notre fonctionnement biologique. Ce sont des « séquences d’ADN » de notre génome qui codent pour ces protéines dont nous avons fondamentalement et biologiquement besoin.
Et, ce que peu de gens connaissent, c’est que 8% du génome humain est constitué de séquences dites « rétrovirales ». Pour mettre ceci en perspective, seulement 1,5% de notre génome code pour des protéines classiques. Nous sommes donc littéralement plus « viraux » que « codants ». Ces séquences, appelées rétrovirus endogènes humains ou HERV, ont été longtemps considérées comme les vestiges d’anciennes infections rétrovirales qui, il y a des millions d’années, auraient intégré leur matériel génétique dans les cellules germinales de nos ancêtres.
C’est une belle histoire, souvent racontée, qui figure dans tous les manuels. Mais cette interprétation est simplement une erreur de classification monumentale.
Mais, personne n’a jamais tenté de le démontrer. C’est une « supposition pure », devenue dogme par répétition. Il n’existe aucune expérience, aucune observation, aucune preuve d’une « infection ancestrale » qui se serait intégrée. C’est une « histoire inventée » pour expliquer la présence de ces séquences, construite sur la présupposition que ce sont des « virus ». C’est un raisonnement circulaire complet !
La vérité est beaucoup plus simple et plus « biologique ». Ces séquences ne sont pas des fossiles viraux. Ce sont des éléments génétiques qui ont toujours fait partie du génome eucaryote, codant pour la production de vésicules extracellulaires, des structures essentielles à la communication intercellulaire, à la réponse au stress, et à de nombreuses fonctions physiologiques fondamentales. Ce ne sont pas des virus qui se sont « endogénisés ».
Ce sont des gènes cellulaires normaux, mal classés comme viraux par des chercheurs qui, dans les années 1970-1980, ignoraient totalement l’existence des exosomes et des vésicules extracellulaires. Les rétrovirus ne sont pas une catégorie de pathogènes exogènes. C’est une erreur de classification née de la méconnaissance de la biologie cellulaire normale telle qu’elle nous est connue au XXIème siècle, mais était « méconnue » au XXème siècle.
L’idée d’un méchant virus, d’un ennemi externe, est rassurante d’une certaine manière. Elle permet de personnifier la maladie, de la voir comme quelque chose qui vient de l’extérieur et qu’on peut combattre. Accepter que les maladies viennent surtout de notre mode de vie moderne, de la pollution que nous créons, de l’alimentation industrielle que nous consommons, des mycotoxines omniprésentes dans notre environnement, des carences que nous accumulons, c’est accepter une responsabilité collective beaucoup plus inconfortable. C’est admettre que nous empoisonnons lentement notre environnement et que nous en payons le prix en santé dégradée.