Si l’on admet l’hypothèse que Trump n’est pas un crétin, alors il y a une explication rationnelle : les USA n’ont aucune garantie, à échelle de quelques décennies, sur l’évolution des partenaires zeuropéens, groenlandais ou canadiens... ils préfèrent donc ne pas dépendre d’un quelconque accord révocable.
Le Groenland c’est comme « la Corse » pour les Américains : ils n’ont guère envie de voir s’y installer leurs ennemis. Idem pour le Canada qui est « la rive gauche du Rhin » ou « la Savoie ». Trump vise explicitement à prendre un contrôle sûr des points stratégiques dans l’étranger proche des USA : Venezuela, Panama, Cuba, Groenland, Canada et plus généralement les Amériques.
Les USA veulent se constituer un glacis géographique, de la même manière que les Russes, les Chinois et la plupart des grandes puissances... Que fait la Chine au Xinjiang et au Tibet, sinon la même chose que les Américains ? Et que fait la Russie en Sibérie, dans le Caucase ou en Ukraine, sinon la même chose que les Américains ? Etc.
Cette hypothèse rationnelle permettrait aussi d’expliquer le relatif silence de l’opposition américaine, trop heureuse de laisser « le vilain Trump faire le sale boulot »...