@ Vilain Petit Canard
Tout à fait d’accord avec l’apologie unanime de la Sainte Famille. Il n’est d’ailleurs qu’à écouter MAM pour confirmer qu’à une élection démocratique et républicaine d’un président succède un mythe dynastique plus proche de la monarchie que de la république.
Avec la bénédiction de l’Eglise : « Dans un monde qui a vu s’effondrer la plupart des repères idéologiques et moraux, les religions ont plus que jamais vocation à éclairer la société, qu’elle soit civile ou politique. Je remercie l’Église catholique de la contribution déterminante qu’elle apporte à ce débat. » (Michèle Alliot-Marie, 4 juillet 2007, inauguration des nouveaux locaux des évêques de France.)
L’embêtant, c’est qu’il semble devenu bien compliqué de critiquer des agissements en contradiction complète avec les principes républicains sans être immédiatement soupçonné d’antisarkozysme.
Cela démontre d’ailleurs très bien l’analogie qui s’opère entre la République et son représentant, lequel est effectivement en soi déjà constitué de sa propre famille.
Le peuple qui s’exprime ainsi avait donc un tel besoin d’idolâtrer son chef ? La question ne se pose même plus.