Cher ami,
Merci pour vos remarques.
SUR LES LANGUES RéGIONALES, ON VOIT BIEN QU’IL S’AGIT ICI D’UN EXERCICE DE GRAND éCART DESTINé à SATISFAIRE AU MIEUX L’ENSEMBLE DES COMPOSANTES. -> oui, d’accord. Mais en Alsace, le « bilinguisme » qui va au-delà de ce que vous citez, figurait bien dans le programme FN, pour les élections régionales.
L’ALLEMAGNE NAZIE ME SEMBLE PLUTôT SOUVERAINISTE QUE FéDéRALISTE -> elle était plutôt centralisatrice que fédéraliste, certes, et c’est pourquoi les Etats-Unis en 1949 ont voulu qu’elle se dote d’une Constitution de caractère fédéral, qui renouait d’ailleurs avec son passé historique de confédération d’Etats, au contraire de la France, Etat-nation bien plus tôt constitué.
LE SOUVERAINISME N’EXCLUT PAS FORCéMENT UNE FORME D’ETHNICISME, -> non, pas du tout. Les souverainistes sont républicains, absolument exempts de cette tentation. En revanche, la question de l’immigration actuellement en France pose celle de la rencontre de deux civilisations (la tradition chrétienne et l’Islam) de tout autre nature que l’ethnicisme régional. La France n’est pas une race, mais c’est une culture, une manière de vivre, une histoire commune, une place dans le concert des nations, une protection (en principe !) pour ses habitants. Et cela, l’immigration telle qu’elle est actuellement, encouragée par l’abolition des frontières confiées à la Commission européenne, au contraire de ce qu’elle fut dans le passé (dont une partie de ma propre famille entre les deux guerres), cela donc, l’immigration le met en question (mosquées-cathédrales, place de la femme, enseignement, laïcité, etc.) C’est un autre problème. Bruxelles (et les idéologues qui s’y activent, depuis Paris aussi, du reste) veut tenir les deux bouts de la corde : changer la France par le haut en changeant son peuplement par l’immigration, dissoudre la France par le bas en encourageant les autonomies régionales en métropole et outre-mer. Tout est cohérent, tout est réfléchi. Le traité fédéral parachèverait l’ouvrage pour le présent.