• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Boileau419 Boileau419 10 août 2007 11:02

J’ai sous les yeux les résultats d’une enquête très sérieuse de l’Institut de cybersondages bruxellois « L’Evere du Net »*.

Le sujet n’est autre que le prince du verbe fienteux, Démian West, l’oiseau qui rêve de faire de ce forum le nouveau Pérou de la critique à force de quotidiennes déjections de son guano neuronal.

C’est L’Enfoiré (si, si, je vous assure !) qui me les a envoyés en me demandant expressément de les publier sur ce fil de discussion. Une manière comme une autre, et sans doute plus subtile que d’autres, de faire savoir au gonflant Démian que les coucougnettes du comité de rédaction commencent à frôler dangereusement le point de rupture.

Première constatation, Démian West est l’un des auteurs les plus « suivis » d’Agoravox : 88,7% des agoravociens interrogés non seulement le connaissent mais déclarent, ou plutôt avouent visiter ses fils de discussion. Un noyau dur d’inconditionnels de près de 15% est littéralement velcro-isé à ces « toiles paradigmatiques », puisqu’ils s’y retrouvent TOUS les jours.

Mais là s’arrête l’évangile des chercheurs bruxellois. La seconde constatation centrale—et brutale—des enquêteurs est que seul 1,2% lit sérieusement et intégralement ses articles, et que sur ce total « nucléaire », pour employer le bon mot de M.West dans une parution récente, moins de 10% comprennent ce qu’ils lisent.

La vérité est que pas moins de 95% des visiteurs est attirée uniquement par le spectacle des algarades quotidiennes qui opposent Démian à la meute de ses détracteurs. Voilà qui devrait faire réfléchir notre tignassieux critique...

D’autant que les indices de popularité mesurés par les enquêteurs belges n’ont pas de quoi réchauffer ses vieux os : « mépris amusé » pour 68,4% des agoravociens, « haine viscérale » pour 20,2%. Seul un petit reste d’illuminés l’admire, le plaçant au même rang que « Mireille Matthieu, Michel-Ange et Marx ». Parmi ceux-ci on relève les noms de Sylvain Reboul et Néphilim, le premier parce qu’il le croit musulman, le second, descendant d’Abraham.

Pour l’avenir, le souhait—majoritaire à l’écrasement—des agoravociens est « qu’il cale son clavier entre ses deux fesses et essaie de flotter avec sur le Léman », pour reprendre un commentaire typique (celui de Marsupilami en l’occurrence). 24,8% estime qu’il devrait espacer ses articles de plusieurs jours : « pour nous permettre de retrouver nos esprits et notre langue », comme le dit plus gentiment un autre habitué de ses fils de discussion.

Seuls Haddock, Reboul, Adama et Néphilim (soit moins de 1% du total) souhaitent autant, voire plus d’articles de Démian. Reboul justifie ainsi un choix dont il ignore manifestement qu’il est très minoritaire : « La lecture journalière des articles de M.West me permet de me passer de Viagra dans mes rapports transculturels et générationnels avec le jeune imam turc de Cologne. Avec beaucoup d’autres, je vous dis : merci Démian ! »

(Je n’invente rien, mon cher Dédé, c’est écrit noir sur blanc sur les photocopies des questionnaires en ligne que j’ai devant moi)

Concernant les motifs qui poussent M. West à s’épancher journellement sur Agoravox à propos de sujets qui de toute évidence le dépassent, les avis, s’ils sont partagés, restent néanmoins d’une négativité accablante : 12% l’attribuent à un « phénomène d’écriture automatique », 26,6% à une « forme de surcompensation chez un jeune artiste prématurément frustré par son insuccès professionnel et amoureux », 44% à « une névrose obsessionnelle du ressort de la pychanalyse post-freudienne », 10% à « une maîtresse aveuglée par la passion qui croit en son talent et le pousse à l’hyperperformance ».

18% seulement croient que Démian a un message à faire passer (mais sur ce chiffre 98,7% pensent que ce qu’il cherche laborieusement à dire est totalement dénué d’intérêt en plus d’être incompréhensible).

Le sondage renferme d’autres points amusants, comme l’animal que Démian évoque le plus dans l’esprit des agoravociens ou le métier qu’ils voudraient le voir exercer quand il aura enfin cessé sa carrière littéraire indûment prolongée, mais je crois en avoir assez dit pour que chacun ici prenne enfin conscience de ce que nous savions tous, confusément il est vrai, depuis longtemps. Il fallait sans doute, pour que la pleine lumière se fasse, une confirmation scientifique et officielle, et nos amis de la capitale du moules-frites nous l’ont apportée : alléluia !

Le message est on ne peut plus clair. On peut bien sûr hausser les épaules et faire la caravane tunique bleue qui passe alors que le chien aboie à donner des maux de tête aux guerriers sioux postés en embuscade, mais quand même...

Cette proposition de Marsupilami de mettre votre clavier entre vos fesses, vous ne trouvez pas ça une bonne idée, Dédé ? Levez-vous et regardez donc dans l’écran (éteint) de votre ordi comme elles pendouillent lamentablement, vos demi-lunes. Vous ne trouvez pas qu’on dirait deux vieux caleçons jaunis et distendus par trop de lessives ?

Des contractions répétées sur clavier tout en surnageant dans les eaux « turquoises » du Léman, vous ne croyez pas que ça leur rendrait un drink de jouvence susceptible de booster votre sex-appeal ?

Et puis qui sait si ces vigoureux keggels, ces mâles mouvements de fessier-sphincter, ne pourraient pas, par le jeu des entretissages musculaires cachés, stimuler l’efflorescence fractale de nouvelles synapses qui ratiocinent au-dedans de vous, à l’interface asymétrique de votre Moi matériel et irréel ? Vous me suivez, Démian ?

Si vous coulez, la postérité dira que votre bagage culturel était trop pondéreux. Et puis, au fond, Démian, au fond vous n’êtes pas si bête...

*Evere est une commune bruxelloise, au sud de la ville. Ne pas prononcer le « t » final de « net » pour saisir toute la finesse de l’humour belge tapi dans cette raison sociale.




Palmarès