Cette vulgarisation est assez scolaire, mais elle vaut le coup d’oeil.
Quoiqu’il en soit, on constate fort bien que pour qu’il y est échange (entre les deux entreprises), une des deux entreprises est forcé de s’endetter.
Bref, toute la masse monétaire en circulation n’existe que parce que des agents se sont endettés d’autant.
Personnellement, ça me saute aux yeux que les banques se sont forgés un monopole qui leur permet de s’immiscer dans tout les actes de la vie économique de part leur monnaie d’endettement, afin de s’assurer des revenus de « rentiers ».
Le montant des dettes de l’Euroland étant de 13628 milliards d’euros à juin 2007 ( source http://www.ecb.int/press/pdf/md/md0706.pdf page 3), si je prends ma calculette, à 5% d’intérêts estimés (les prêts à la consommation font augmenter le taux moyen), elles s’assurent des revenus bruts de 681,4 milliards d’euros annuels, avec une croissance de 8.2% annuel du montant des dettes empruntés dans la zone euro.
Bref, c’est un business juteux et garanti par la nécessité des agents économiques de disposer de monnaie, là où ils pourraient se passer de ces « fournisseurs de monnaie ».
Je vous épargne la critique concernant les pratiques de réserve fractionnaire (encore appelée réserve divisionnaire ou effet multiplicateur de crédit, ou ratio Cooke) que d’aucuns assimilent à une fraude (voilà le pourquoi de la citation de M Allais, évoquée plus haut).