Au Chat
Merci pour votre pénétrante analyse de la détresse du goéland.
J’y vois pour ma part un hommage subtil à l’Albatros de Baudelaire.
"Exilé sur le sol au milieu des huées
ses ailes de géant l’empèchent de marcher".
Comme Baudelaire, ils ont conscience d’être étrangers au monde qui les entoure.
Nouveaux poètes maudits, David et Jonathan resteront ceux qui ont fait entrer un goéland ( peu sentimental) et un crocodile ( de 5 mètres de long) dans la conscience collective mondiale.
Plus généralement, leur oeuvre est un trésor d’allusions érudites. La pochette de leur tube l’atteste.
Le fond végétal renvoit aux tableaux luxuriants du Douanier Rousseau, les sourires sont ceux de la Joconde et du Saint-Jean de DE Vinci, les chemises Vasareliennes citent la modernité de la démarche.
Aujourd’hui, nos « indolents compagnons de voyage » sont tombés dans « les gouffres amers » de l’oubli , votre bel article les sauvera peut-être de l’exil.