Une analyse partielle de l’ascension de S. Royal qui se limite au côté médiatique mais qui ne saurait expliquer pourquoi elle a pu emporter aussi facilement la désignation comme candidate du PS. Elle a gagné avec 60% des voix, certes, mais plus que cela elle a gagné dans tous les départements sauf 4. Une telle performance ne saurait s’expliquer par le côté médiatique et des sondages favorables ou bien des personnalités comme Lang ou Kouchner auraient été 1er secrétaire du PS depuis bien longtemps.
Il y a eu un travail de terrain de la dame qui n’a toujours pas été compris, notamment par ses anciens concurrents et leurs soutiens. Comment comprendre qu’elle ait pu enlever des fédérations importantes mais quelque peu « orphelines » comme celle des Bouches-du-Rhône ou de l’Hérault en réduisant la problématique à des militants « téléspectateurs » ou « anti-sarko » ? En vérité, on ne le peut pas et ce fut d’ailleurs l’erreur fondamentale des DSK et autre Fabius. Il fallait voir cette incompréhension de leurs soutiens quand ils se sont aperçus, en particulier durant les fameux débats, qu’elle avait du monde derrière elle. Incompréhension et dénie car aujourd’hui encore les mêmes s’entêtent à ne pas comprendre que l’on ne pouvait pas prendre le PS depuis Paris, que ce soit uniquement depuis la rue Solférino ou le siège d’un quelconque média.
Aujourd’hui, les plus avancés de ces aveugles volontaires ne veulent voir dans cette réussite interne de Royal que l’action de François Hollande. Ils y ont bien évidemment un intérêt politique mais là encore il ne s’agit que d’un leurre.