lundi 24 sep, 19 h 40
The Associated Press
KINSHASA, Congo - Des accrochages entre l’armée régulière et des militaires dissidents proches du général déchu Laurent Nkunda ont repris lundi dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est du Congo, après une semaine et demie de repli consécutif au cessez-le-feu négocié par la Mission des Nations unies au Congo (Monuc).
Dans le même temps, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) a annoncé que le nombre de villageois déplacés dans la région a dépassé les 300.000, son plus haut niveau depuis trois ans..
« Les insurges ont depuis ce matin lancé des attaques sur trois de nos positions, notamment à Ngungu où les accrochages ont cessé, à Karuba où ils n’ont pas réussi à nous déloger de nos positions, et à Kichanga », a déclaré le commandant adjoint la région militaire de Goma, le colonel Deplhin Kahindi.
Ces villages se situent dans le territoire de Masisi, à environ 70km au nord-ouest de Goma, chef lieu du Nord-Kivu.
La Monuc a confirmé ces affrontements, mais estime que le cessez-le-feu n’est pas rompu. « Il y a eu des accrochages ce matin à Ngungu et à Mweso. On ne sait pas encore bien si les combats continuent et qui a échangé des tirs », a affirmé le porte-parole militaire de la Monuc, Gabriel De Brosses.
« On ne peut pas dire que le cessez-le-feu a été rompu car il ne s’est agi que d’accrochages, et pas d’un enchaînement de la situation », a-t-il ajouté, indiquant que la Monuc a envoyé une patrouille sur place.
Le bilan des accrochages n’était pas encore connu.
La province du Nord-Kivu est le théâtre depuis une dizaine d’années de violences impliquant des milices locales, des soldats renégats, l’armée et des rebelles armés issus de l’Ouganda et du Rwanda voisins. Depuis la fin d’une guerre de quatre ans en 2002, le gouvernement tente de ramener la stabilité dans la région.