En clair, dès lors que le capitalisme n’est plus en cause et que même la « gauche » et la « gauche de la gauche » sont ouvertement pour ce système économique et social, que peuvent devenir des organismes comme le CNRS, l’INSERM, les universités publiques... ? On les gardera tant que les multinationales trouveront rentable de s’en servir.
Lorsque les multinationales estimeront ne plus en avoir besoin, tout sera privatisé, et il ne faut pas compter sur la « gauche » ou les syndicats majoritaires pour s’y opposer. Fort malheureusement.
Les organisations syndicales n’ont rien fait pour s’opposer à la loi Pécresse, mais déjà il y a un an et demi la « gauche » et les principales centrales syndicales avaient adoptés des attitudes très ambiguës et démobilisatrices à propos de projets de loi tels que la loi dite « de programme pour la recherche ». Et ce n’est pas le seul exemple.
Début 2006, Sarkozy avait déjà fait jouer la « transversalité » à fond pour générer un consensus de désaveu de De Villepin tout en faisant passer la même politique sous d’autres déguisements. A présent, il poursuit la même stratégie. Y compris sur l’Europe, qui aidera de manière décisive à donner le coup de grâce au secteur public français.