Eh bien voilà un article qui donne à réfléchir. J’ai bien aimé la dernière phrase et la référence musicale. Pour rebondir dessus, je dirais « OUI au principe de précaution » en matière de sciences et techniques ( Jacques Attali préconise d’effacer de la constitution le principe de précaution inscrit en 2005), mais non à la censure des idées".
Vous écrivez : « »Penser comme acte de résistance : Résister c’est créer ! Disent les artistes. Résister c’est penser ! Disent les philosophes et les sages« ». Permettez moi d’y ajouter le : « »La France pense trop" de Christine Lagarde, ministre des finances.
Sur la liberté. Vous écrivez : « »Marx pensait du mode de production capitaliste qu’il était une étape …qu’il jugeait positivement pour ses aspects modernes et son efficacité, mais qu’il condamnait parce que les sociétés qui en dépendaient et le façonnaient n’étaient pas égales « ». L’on ne sait pourquoi, de cette opposition entre égalité et efficacité, les libéraux y ont vu une opposition entre liberté et égalité, alors que l’une ne va pas sans l’autre. La liberté c’est comme le bien : il est aisé de faire DU bien, difficile de faire LE bien. De même, la liberté se mesure à l’aune de l’égalité.
Sur le divorce entre travail et revenu, je voudrais dire lorsque vous écrivez : « » le Français qui épargne et cotise pour la retraite est aussi un capitaliste, puisqu’à un moment de sa vie, il vivra du profit et de la plus value exercée sur les travailleurs« ». Cet aspect qui confirme la déliquescence du « à chacun selon son mérite » au profit du « à chacun selon ses besoins », est à interpréter aussi dans la perspective du développement du troisième voire quatrième age, catégorie consommatrice de soins de santé, et dans le cadre de l’individualisme exacerbé de l’homme moderne. L’ultra libéralisme serait même la religion du « à chacun selon son désir », c’est-à-dire la loi du plus fort.
Enfin à votre réflexion : « »Le système fonctionnera selon l’esprit qui le pilote et même sans esprit« ». N’oublions pas que : « le QI d’une foule est égal à celui du plus fruste de ses membres ». Autrement dit : « Quand il n’y a pas de pilote c’est Satan qui conduit ».
Nb. Le quatrième age ne sera peut-être bientôt plus qu’un concept suranné : en effet, il ne faut pas perdre de vue que nous n’avons commencé à nous empiffrer de pesticides et autres poisons que depuis peu. Nous vivons peut-être avec l’illusion que la durée de la vie continue de s’accroître. Comme quoi le capitalisme fait VRAIMENT flèche de tous bois. Et « Satan conduit le bal ».