Exact, avec une petite nuance dans les contingents des uns et des autres, comparativement aux militants libertaires, il y avait très peu de communistes españols mais ils détenaient le nerf de la guerre et ne partageaient pas les quelques armes en provenance de Moscou, de plus ils s’étaient arrogé la direction des brigades internationales (Marty) en dépit de leur méconnaissance du terrain et des forces en présence, d’où, chose quasi certaine, la chute de Madrid, et la défaite en suivant.
Les réfugiés españols en France étaient surtout combattants ou sympathisants de la FAI de la CNT et du POUM, les membres du PCE se sont surtout enfuis vers la Grèce et l’URSS, ce qui entraina peu de déportation de communistes españols qui profitèrent d’ailleurs d’une certaine magnanimité jusqu’en 1941. Dolores Ibárruri passant pour avoir rallié une grande partie de la population à sa cause n’était qu’un mythe soviétique, le « no pasaran » qu’on lui prète était le slogan de la colonne Durruti bien avant.