Quitte à revisiter l’historique du mariage, de l’amour, de la rencontre, je rajouterais quelques points de repères, qui peuvent permettre d’élargir la réflexion.
D’abord, oui les mariages jusqu’à la moitié du XXème siècle étaient peu souvent le fruit d’une rencontre amoureuse. Soit arrangés par les famille, soit issus des futurs conjoints qui se choisissaient dans leur environnement immédiat (donc choix restreint) sur des critères pas forcément sentimentaux. Dans tous les cas, le CONTRAT indiquait que Monsieur entretiendrait Madame jusqu’à ce que mort s’en suive. L’amour ne faisait pas forcément partie du contrat, et, pour nombre de femmes de ces générations, la sexualité était synonyme de grossesse. Le romantisme était ailleurs. En revendiquant l’amour dans le mariage, on a peut-être fait une erreur : celle d’assimiler l’amour au « contrat » de mariage (à vie)... ce qui amène aujourd’hui à concevoir comme un ECHEC l’effritement progressif de l’amour dans un couple.
Si l’on percevait la chance d’être amoureux comme un cadeau potentiellement éphémère, peut-être alors prendrait-on plus de soin à l’entretenir ?