@auteur
Votre article soulève , sous ses aspects ironiques, des questions très intéressantes de notre vie démocratique actuelle.
Vous avez, par ailleurs, raison de dire que le président était mal payé, comme Chirac et Mitterrand avant lui.
Mais on pourrait aussi dire que le président français, contrairement aux autres chefs d’exécutifs européens ou occidentaux (eux paient leurs dépenses de logement, de vacances....) n’a pas besoin de salaire. Juste de l’argent de poche suffit. Il dispose en effet de millions d’euros par ans pour le fonctionnement de l’Elysée. Aucun compte ne lui est demandé. C’est à ce titre que les premières dames (Cécilia a rendu sa carte, il y a deux mois) faisaient leur courses en débitant directement leur super carte bancaire des comptes du trésor publique.
Pour le vacances, par exemple, le Président et sa famille disposent, en France, de 4 à 5 résidences de vilégiature. Beaucoup de Français qui s’en contenteraient.
Enfin, l’augmentation, qui est non plus de 140% mais de 210%, aurait pu se faire à un autre moment plus propice. Dans le contexte actuel, elle est presque indécente.
En effet, comment peut-on dire à tous : aux cheminots, qu’ils sont des privilégiés parce que partant en retraite à 50-55 ans avec un smic et des poussières ; aux maldes qu’ils devront payer des franchises parce qu’ils sont une charge pour la Nation, aux fonctionnaires qu’ils n’auront pas la révalorisation de leur pouvoir d’achat, pourtant promise par le candidat, parce qu’il faut économiser le denier public, aux pays entier qu’il va falloir se serrer la ceinture car l’Etat serait en faillite, et au même moment, après avoir octoyé aux plus aisés des français 15 milliards de cadeau (paquet fiscal), s’autoriser une augmentation de 210% ?
Et il faut ajouter que cette augmentation faramineuse du salaire du Président, votée par les députés, vient à la suite d’autres auto octrois de privilèges par nos élus. En effet, avant de partir de Matignon, Balladur avait augmenter les ministres ou les parlementaires (j’ai un trou de mémoire) de 70%. Ensuite, les députés ont eux-mêmes voté une loi, juste avant les présidentielles pour laisser à un parlementaire qui a perdu les élections 5 ans de son salaires pour retrouver de l’emploi. Pour comparaison, un pauvre smicard qui perd son empoi n’a même pas une année complète de son salire. Cerise sur le gâteau, le régime spécial de retraite de nos parlementaires est un des plus avantaheux. or presonne ou presque ne parle de ce régime particulier à propos de la réforme des régimes spéciaux. La charité bien ordonnée, en ce domaine, devrait commencer par soi-même.
Bref, sans donner dans « tous pourris », il faut quand même dire qu’il n’est pas insensé que beaucoup de Français se sentent aujourd’hui un peu comme des cocus républicains. A moins que le Président s’appliquent à lui sa grande maxime libérale : « travailler plus pour gangner plus ». Or s’agiter et brasser l’air ne signifie pas toujours gain de productivité.
Et dire qu’il y peu on pensait que la mauvaise image qui collait à nos élus et élites était derrière nous.
Cordialement.