L’identité nationale c’est avant tout ce qui nous soumet. Et cela nous soumet non pas en infligeant de la souffrance mais du plaisir. Ce n’est pas 1984, c’est le meilleur des mondes.
Pourquoi accepte t’on les contraintes des lois ? Pourquoi accepte t’on d’être gouverné ? Tout simplement parce que l’on a ce sentiment d’appartenir à un groupe. Parce qu’il y a cette histoire de révolution française, de droits de l’hommes qui lorsque l’on y croit donne un pseudo sens à la vie. Couplez ca à la religion et le peuple est vérouillé... Tant qu’il y croit encore !
Mais qu’est ce qu’être Français et à quoi s’identifient encore les jeunes Français. Le critére ethnique ne peut plus jouer au grand drame de l’extrème droite. On a tous des potes noirs ou maghrébins et même si l’on peste de temps à autres sur « les racailles » (ne méprenez pas ce terme, il désigne dans ma bouche au moins uniquement les voyous et jamais les autres), on a appris à apprécier l’aspect multiculturel...
Aspect multiculturel qui rejaillit alors négativement sur cette même identité nationale. On mange des Kebabs, on mange Chinois, Japonais, on fait parfois un couscous un jour de fête parce que c’est convivial et on mange Français aussi !
Plus tard, ce jeune part à l’étranger en Erasmus. L’Etranger est un être bizarre qui ne parle pas la même langue... Mais qui grâce à la mondialisation a finalement beaucoup de choses en commun avec nous... Ces espagnols avec qui vous avez fais la fête toute la nuit ne sont ils pas plus proche de vous que votre voisin de palier Chinois qui le soir parfume divinement le couloir de l’immeuble avec les étranges épices de sa cuisine ? (Ceux qui ont la chance d’habiter le treizième sauront de quoi je parles :)).
A force de passer les frontières que ce soit pour visiter, faire la fête, voir des amis expatriès, on finit par en oublier qu’il y avait jadis une frontière que le thalys passe allégrement a 300 Kmh. Il y a moins d’un siècle, nous étions en guerre au nom d’une certaine identitée nationale. On a peine à y croire.
Mais pour qu’il y ait construction d’une identité forte et d’un groupe, il faut qu’il existe des différences fortes entre ce groupe et son extérieur. Comme pourraient le dire mes amis Chinois, c’est la différence qui crée la similitude. Et puisque les différences entre les peuples d’europe se sont estompée, il est difficile de faire perdurer les identités. Même si le football, les rites et la tradition continuent de faire vivre les ombres de nos nations d’autrefois.
L’identité nationale est ainsi le rêve que le politicien a perdu, le mirage qu’il était parvenu à atteindre autrefois. A Bruxelles, ils ont vu un autre mirage. Car entre les continents subsitent encore suffisamment de différences pour créer une identité. Ce sont ces différences qui sous l’action d’un événement fort pourraient créer entre tous les peuples d’europe un sentiment d’appartenance à une culture commune...
Mais prenons garde ! La construction des identités des nations d’europe au détriment des identités des régions d’europe a nécéssité de nombreuses guerres. Or, vous remarquerez qu’on tente aujourd’hui de nous vendre l’idée « du choc des civilisations », déja porteur de la mauvaise graine de la guerre. Ainsi, les musulmans seraient des terroristes, les Chinois des exploiteurs qui vont voler votre travail, les Américains de vils libéraux dévots de dieu et les Russes des fous sanguinaires assoiffés de Vodka. Tout ca comme pour préparer un futur conflit qui assoirait nos futures nations continent sur la scéne géopolitique mondiale...
Méfiez vous donc de l’identité nationale...
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