Croyez le, ou non... mais le PS n’a pas besoin de Besancenot pour disparaitre. Il lui suffit de trahir, encore, et encore. Il lui suffit de cesser d’être de gauche. Il lui suffit d’avoir porté au pouvoir un Pierre Beregovoy qui a « libéré » les mouvements des capitaux. Il lui suffit d’avoir eu Bernard Tapie comme ministre. Il lui suffit d’avoir eu Jacques Delors à la tête de l’Europe, Bernard Lamy ç l’OMC, Dominique Strauss Kahn au FMI, Kouchner la Guerre, il lui suffit....
Il a réussi à être plus à droite que Giscard, même Chirac et Villepin faisaient gauchistes (j’exagère un peu
).
Alors le facteur, il est là. C’est sûr, il a pas fait l’ENA. Les mauvaises langues se gargarisent d’un apart à Montmartre (incroyable, les mêmes lèches bottes qui se font enfler par des milliardaires voudraient que le facteur vive sous la tente !) C’est sur, il est pas économiste, on ne lui proposera jamais le FMI.
Mais ça ne vous pose pas un problème que les ouvriers aient disparus de l’Assemblée ? Qu’il n’y ai aucun employé dans les allées du pouvoir ?
Trop cons, vous vous dites.
C’est ça, l’arrogance des riches et de leurs domestiques.
Bizarrement, je ne croie pas que l’UMP se rejouisse d’un PS moribond. Faible, oui, se cantonant à des questions de morale, à de l’indignation, à de la compassion. Des curés, quoi. Mais pas d’un PS qui sombrerai, corps et biens. Regardez comment BHL s’agite ! Etonnant que cet opportuniste n’ai pas comme ses petits copains rejoint Sarkoléon. Ils se connaissent bien pourtant, à fréquenter les mêmes coktails chez Lagardere, B Arnaud, et tutti quanti... C’est qu’il faut soutenir ce « grand corps malade ». Il peut encore servir.
D’où l’intérêt de mettre dans le même panier populiste Le Pen et Besancenot. C’est que l’on se méfie du peuple... peuple, populisme. On préfère la pédagogie à la démagogie. C’est que ce peuple, ce démos, est un mineur, c’est un gosse, pas raisonnable, coléreux, capricieux.
Alors, si le PS veut être à droite, qu’il y aille. Mais il ne pourra plus parler au nom des sans grades.