C’est une vision des choses. A défaut d’être défendable démocratiquement (en est-on vraiment à ça près outre-Atlantique), l’attitude d’Obama dans cette affaire reste congruente politiquement avec le vent d’inquiétude qui doit commencer à gagner son camp.
Parce qu’à sa place j’aurais tout à fait tendance à croire, en effet, qu’une figure populaire dans le genre de Colbert soit susceptible de piétiner un peu mes plates-bandes auprès d’un jeune public peut-être plus enclin à apprécier les prestations de ses humoristes qu’à apporter un soutien de fond à un probable futur battu des primaires, tout candidat à l’image sympathique issu des minorités qu’il fût.