Cher Némo,
Vous avancez des arguments fort intéressants, mais bien étrangers au débat amorcé, il me semble.
L’euro fort en soi est une chose qui se débat librement, quoique la question qui se pose aujourd’hui est : jusqu’où un euro fort ne devient pas un danger avéré pour la zone euro et l’euro lui-même ?
Je rappelle que le débat que l’article introduit, pour simplifier, est la gestion possible de l’euro si celui-ci devient monnaie-étalon internationale soumise alors aux mêmes contraintes lourdes internationales que le dollar depuis 1944, et surtout depuis 1971 ?
C’est là que réside le noeud du débat engagé, et pas dans une analyse à court terme, très « europocentriste », de l’euro fort. On ne peut fonder des perspectives viables sur un effet « amortisseur » quand les problèmes financiers et monétaires sont ailleurs que dans le prix du pétrole et celui du gaz !
Il me semble que vous vous êtes un peu écarté du débat initié, bien que vos arguments soient recevables en majeure partie sur le fond.
Posons plutôt la question : que se passera-t-il avec un euro fort devenant monnaie-étalon et une BCE indépendante des pouvoirs politiques ?
Bien cordialement vôtre,