Excellent article.
Un premier point pour le compléter.
Sur le coût écologique de cette grève (et de toutes les précédentes grèves de la SNCF, qui ont eu depuis des dizaines d’années un dramatique effet cumulatif). Un des dommages les plus importants et dont on ne parle que trop rarement est bien la conséquence de tous ces blocages successifs sur le transport ferroviaire du Frêt pour les entreprises. A chaque nouveau conflit SNCF-Frêt perd une part significative de clientèle qui ne peut laisser reposer sa logistique transport sur une entreprise capable de bloquer 10 jours toutes les livraisons qui lui sont confiées. La conséquence directe de chaque blocage SNCF c’est quelques milliers de camions en plus sur nos routes et quelques millions d’Euros de déficit supplémentaire pour la branche Frêt. A l’heure où l’on voudrait favoriser le ferroutage, reconnu comme un des systèmes de transport les moins polluants, il conviendrait d’avoir le courage d’ouvrir les yeux et de rappeler la stupidité qui consiste à bloquer tout traffic sans se soucier le moins du monde des conséquences.
Ce constat n’est pas nouveau, il était déjà identique à l’époque de la défunte SERNAM.
La culture d’entreprise SNCF de « Blocage d’abord et négociation après » est directement responsable d’une très grosse partie du développement exponentiel des entreprises de transport par camions et donc de toutes les nuisances, pollutions et autres qui en découlent directement.
Ces éléments écologiques n’étaient pas pris en compte il y a 20 ans. Ils sont maintenant tellement cruciaux que l’on peut mesurer à posteriori le ravage écologique que ce jusqu’au-boutisme a engendré.