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La Taverne des Poètes 4 décembre 2007 09:48

Le texte coécrit par Anne-Lorraine Schmitt et qui figure sur le site signalé par l’itnervenant Zeus, minimise la croisade en disant que c’était en réalité un simple pélerinage et que s’il y a eu boucherie c’est uniquement la faute des Musulmans qui se sont défendus chez eux. Vient ensuite une attaque en règle contre les Lumières Voltaire, Rousseau en tête, qui sont responsables à eux seul de la Terreur. Pour finir, un couplet sur la participation des Africains à leur propre esclavage. Et enfin les bienfaits du colonialisme.

Lisez vous-mêmes au lieu de moinsser bêtement mes commentaires pour les cacher !

Quand Zeus dit Anne Lorraine Schmitt était des nôtres, on comprend mieux à présent non ?

Extraits du texte coécrit par Anne-Lorraine Schmitt :

"Le récit qu’en font les manuels rappelle le film de Ridley Scott, Kingdom of Heaven : les croisés y ont le mauvais rôle. (...)

Les contemporains ne parlaient pas de croisade mais de pèlerinage. (..)

Cette référence à l’absolutisme permet cependant de présenter les travaux des philosophes (Voltaire, Rousseau, d’Alembert...) comme une œuvre de tolérance, au service du peuple : « Tous croient surtout en la possibilité de fonder un monde plus heureux où de meilleures conditions de vie seraient assurées à tous », écrit Nathan, ce que corrige Hachette : « Les philosophes (...) méprisent la populace, Voltaire affirme qu’“il faut des gueux ignorants”. » Au demeurant, la tolérance a ses limites : « Quiconque ose dire : “Hors de l’Église, point de salut”, doit être chassé de l’État », écrit Rousseau dans le Contrat social. Ce que confirme Hachette : « Les hommes des Lumières engagent de leur côté le combat (contre le haut clergé) avec des écrits d’une grande violence », dont on verra les conséquences pendant la Révolution. (...)

Beaucoup de manuels ignorent encore les travaux des historiens sur la complexité de l’esclavage. Nathan (seconde) évoque « le trafic des esclaves sur les côtes de l’Afrique pratiqué par les Européens du XVIe au XIXe siècles » mais reste muet, comme Bordas (seconde), sur la participation des Africains à ce “commerce”. (...)

D’autres manuels nuancent ce propos : « Les Européens suscitent la mise en valeur de vastes régions. Ils les dotent d’infrastructures : réseaux ferrés et installations portuaires... » (Bordas, première). « L’enseignement secondaire et supérieur (...) se développe surtout après 1945, tout comme l’effort médical qui, en abaissant la mortalité, suscite la croissance démographique des colonies », précise le même éditeur dans son manuel de terminale.


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