Tiens, vous évoquez les années trente. Intéressant comparatif, poursuivons-le. Oui, penchons-nous un peu en arrière, sur ces années de certitudes pacifistes, de lâcheté collective prêtant qui caution à Hitler, qui caution à Staline selon le degré de menace évalué. Evoquons avec le recul qui est nôtre sur cette déjà lointaine époque, la position de nombreux milieux intellectuels, qui faisaient circuler en toute bonne foi des opinions appelant à la conciliation avec l’impérialisme militariste du IIIème Reich, arguant que le bolchevisme stalinien était un danger bien plus immédiat pour les nations européennes. Remémorons-nous l’accueil qu’a reçu dans l’opinion une inertie diplomatique fatale alors érigée en défense d’un pacifisme angélique, au lendemain des accords de Munich.
Et demandons-nous, à l’aune des leçons de l’Histoire à cette époque, qui favorise, de nos jours, l’inertie conciliatoire à tout prix, les présupposés idéologiques et l’utilisation des valeurs républicaines comme prétextes à la lâcheté.
Comme ça, juste pour voir.