J’avoue avoir du mal à penser simultanément et symétriquement ces deux auteurs. Huntington me semble trop embourbé dans l’archaïque "libido d’appartenance" (Michel Serres), et ne fournir qu’une réflexion had hoc pour les cercles neoconservateurs étasuniens.
Mais Fukuyama mérite un effort de réfutation, de falsification, car il incarne l’épuisement de la critique. Le choc contre la civilisation, je le vois dans la perpétuation d’un système absurde, l’accumulation sans fin et sans buts de capitaux qui pille la planète et détruit l’homme. Ce ne peut être la fin la fin de l’Histoire, sauf à être la fin de l’Homme.