A Aurélien,
J’ai passé mon enfance, comme nombre d’entre nous, dans ce pays, immergée dans un bain de chétienté.
Je dis "chrétienté" volontairement puisque la branche partenelle tarnaise était essentiellement protestante (et avec eux, en vacances, j’ai suivi les offices religieux au temple protestant), tandis que la branche maternelle était profondément catholique (J’ai été baptisée, j’ai assisté à la messe, fait ma communion, comme normal à cette époque là).
Puis, mon parcours intellectuel et personnel, ma réflexion, font que je me suis distanciée des deux religions pour devenir agnostique. De cette enfance, je garde peut-être le principe d’une spiritualité, d’une forme de transcedance mais qui ne s’incarnent pas en une essence divine... Tout ceci pour expliquer que ce ne sont pas forcément les milieux de notre enfance qui déterminent nos croyances. Notre "libre arbitre" , notre liberté nous permettent de prendre nos distances vis à vis de ce qui nous a été donné comme vérités à un certain moment de notre trajectoire.