Il y a aussi des élèves qui prennent de "super longues vacances", dont on ne connaît jamais les motifs, qui ne seront pas sanctionnés parce que "ça ne se fait pas", qui ne seront pas virés de l’établissement pour éviter un échange de "mauvais sujets" d’un établissement à l’autre.
Et, au final, on a un commentateur aigri qui n’aligne pas deux mots de suite sans faire une faute d’orthographe ou de syntaxe, qui galère à l’ANPE et qui en tire la conclusion que l’école a failli. C’est si facile !
Les gens qui ont pu, grâce à l’école de la République, se "hisser" dans l’échelle sociale ne tiennent jamais un tel discours, même si, comme ce fut mon cas, ils ont sacrifié 7 ou 8 ans de leur enfance dans un pensionnat-prison. Oui, l’ascension sociale est possible, mais elle n’est pas un dû et elle ne vient pas sans sacrifice. On oublie souvent cette jeunesse perdue, parce que studieuse, qui mérite compensation par la suite : ce n’est qu’un investissement, mais quel investissement ! C’est cela aussi, la "génération 68", malgré tout le mal qu’on peut en dire : avant 68, c’était vraiment très dur, beaucoup trop dur ! Aucun gamin, aucun parent ne tolèrerait ce traitement de nos jours. Qu’on se le dise et le répète.
Un ancien instituteur et fils de cantonnier, parmi bien d’autres.