"Une procedure de justice est en cours et un ministre n’a pas a se prononcer la-dessus."
Vous avez parfaitement raison : un ministre n’a pas à se prononcer sur une affaire judiciaire en cours et n’a pas le droit de faire pression sur un magistrat. Vous noterez cependant que le procureur en charge de l’instruction n’a, à aucun moment, hésité à s’exprimer sur l’affaire, à la télé, allant, si je ne me trompe pas, jusqu’à évoquer des "problèmes avec l’alcool". Cela s’appelle une violation du secret de l’instruction et une atteinte au principe de la présomption d’innocence.
Si un homme politique avait fait les frais d’une telle attitude, il y a longtemps que la procédure aurait été annulée.
Enfin, c’est le ministère public qui a reçu la plainte et qui l’a reconnue fondée en droit. Mais le juge du fond devra, à l’audience, refaire cette instruction (oralement) et réexaminer les faits. Ce n’est pas le procureur qui juge !