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5A3N5D 23 février 2008 15:19

"Une chose est sure toutefois : même une personnalité publique de premier plan qui aurait par le passé mis en scène sciemment sa vie personnelle au service de sa carrière politique n’aurait pas pour autant perdu le bénéfice de ses droits fondamentaux, au nombre desquels figure effectivement celui de voir respectée sa sphère - réduite mais toujours là - d’intimité."

C’est faux ! (TGI, Paris, 4 février 1988, Civ, 1ere, 20 novembre 1990.)

Par ailleurs, je peux vous dire qu’il n’existe aucun autre lieu qu’un tribunal où on viole allègrement le droit au respect de la vie privée :

- un tribunal est un lieu ouvert au public (hors demande de huis-clos) ;

- on demande à tout prévenu (quel que soit l’issue de l’audience) de décliner ses noms, prénoms, adresse, métier, et même des choses beaucoup plus intimes encore (état de santé par exemple) en public. Le prévenu peut-il refuser de répondre à ces questions ? Certainement pas. Or, ce sont des atteintes au respect de sa vie privée. Son "intimité" et son image sont jetées en pâture au public ;

Sans doute l’exception qui confirme la règle, mais elle est de taille !


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