Bonjour,
Perso, je ne crois plus aucune version officielle, d’où qu’elle vienne, avant d’avoir exercé un sens critique. D’ailleurs, pour commencer, je ne regarde plus la TV depuis 5 ans. Le JT, c’est de la m... en barre, les infos des services étatiques puent toutes la bidouille, et ce depuis belle lurette (il suffirait pour cela de demander à Jules César si toutes les infos dispensées à la plèbe par le Sénat étaient pure vérité. Quelqu’un sait faire tourner les tables, ici ?
).
Al Qaeda est effectivement une pure invention de la "real politic à l’américaine" (notez le "à l’américaine", je n’ai pas dit "américaine"). Ben Laden et Saddam Hussein, 100% produits de la maison CIA, ont fini par péter à la figure de leurs créateurs, comme les Talibans (armés et formés pour contrer l’invasion de l’ex-URSS en Afghanistan), etc, etc. Certains devraient (re-)lire "Frankenstein".
Les attentats existent, nul ne peut le nier, et tous sont atroces et inexcusables. Par contre, l’existence d’un réseau mondial structuré, financé, chapeauté par des chefs-qui-savent-et-organisent-tout, c’est du bidon, du pipeau total, destiné à conduire les rats que nous sommes sur le chemin de la vérité-qui-sied-au-pouvoir. L’image de la "franchise de nom" est plus juste je pense ; il y a partout sur la planète des groupes qui utilisent l’action terroriste au nom d’un idéal islamiste, et qui se revendiquent "d’Al Qaeda", comme moi je pourrais me revendiquer "alter-mondialiste". Vous connaissez une structure organisée, financée, identifiable, qui serait "l’alter-mondialisme" ? Non, parce que c’est un ensemble de mouvements, groupes, réseaux, actions isolées, etc, qui se donnent à elles-mêmes un nom commun, pour identifier la direction générale de leur action. Al Qaeda, c’est la même chose.
Les services spéciaux, les armées, les Etats occidentaux utilisent à tort et à travers ce nom pour justifier tout et n’importe quoi (les passeports biométriques, le fichage des passagers en transit, les lois liberticides, les violations de leurs constitutions, etc).
Franchement, le monde court vers une catastrophe de très grande ampleur, si tant est (si tenté ???) que les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Une crise financière majeure. Un ralentissement de l’économie réelle. Une montée politique des nationalismes, communautarismes et autres tendances à l’ostracisme. Une communauté bouc-émissaire dénoncée comme la source de tous les maux de notre société. Ca ne vous rappelle rien ?
1929. La Grande Dépression. Le fascisme. L’antisémitisme.
Tous les ingrédients sont là pour nous en faire une belle troisième, justifiée par l’espace vital de notre expansion économique, qui butte sur celle des pays "émergents", essentiellement Chine, Inde, Brésil. La politique actuelle de l’occident s’appuie sur la dérive à tendance totalitaire des régimes dits "démocratiques" (USA, France, Italie, etc), à travers le renforcement des lois de sécurité intérieure (le cas de la rétention de sûreté en France, au delà de la discussion sur son opportunité, est symptomatique de cette tendance à l’obsession sécuritaire).
J’espère que les peuples sauront cette fois voir le danger, et se lever à temps pour dire non. Y’en a marre de se faire mettre en charpie par (et pour) des assassins en costard trois-pièces qui se gobergent sous les ors officiels. Car, comme le disait si bien Bourvil : "La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent, mais qui, eux, ne se massacrent pas".
Je rappelle cette phrase de Jaurès : "Le capitalisme porte la guerre en lui, comme la nuée dormante porte l’orage".
J’invite également les internautes à lire cette petite page de textes de Jaurès, qui illustre à merveille la similitude des situations du début du 20ème siècle, et celle de notre début de 21ème siècle, à travers les phrases de Jaurès qui collent mot à mot à la réalité de notre monde contemporain. Je ne place ici qu’un passage, qui est parfaitement en phase avec ce que je viens d’acrire, et avec le fond de l’article de Morice :
"Quelle abjection dans cette propagande de la peur ! On lit sur les murs de Paris d’ignobles affiches qui apprennent au monde que toutes les boutiques sont forcées, que toutes les existences sont menacées, qu’au coin de toutes les rues le passant est guetté par le couteau d’un apache. « Défendons-nous », hallucinons les cerveaux, affolons les coeurs ; demandons à la société française de répudier toutes les lois humaines sur le sursis, sur la libération conditionnelle, que ce fut son honneur de promulguer ; dénonçons comme des lâches, comme des traîtres, les jurés qui ont cru équitable, après examen des circonstances, un verdict de pitié. Faisons que la loi pénale fonctionne toujours automatiquement avec le maximum de rigueur. Appliquons, s’il le faut, la torture aux condamnés ; arrachons les ongles aux transportés par le rétablissement des poucettes ; et frappons, flétrissons comme des complices des assassins, tous les hommes qui demanderont à la nation de ne pas s’affoler, de ne pas se dégrader. « Défendons-nous, défendons-nous. " " Une Honte", Jean Jaurès, L’Humanité (ISSN 0242-6870), nº 2945, 10 mai 1912, p. 1
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