Henry Miller fut la joie de mon adolescence, de mes premiers émois. Soixante-huitard avant la lettre, il est arrivé dans ma vie intellectuelle en cette période de tumulte étudiant. A vrai dire, j’ai commencé la lecture de Miller en avril 68, prémonitoire d’un désir de liberté. J’ai lu d’abord la crucifixion en rose (les trois tomes), jour tranquilles à Clichy, un diable en paradis, puis plus tard virage a 80. Il y a longtemps que je ne le lis plus, mais je reste nostalgique, on était libre à cette époque, malgré les interdits.