Comme le rappelait J.-C. Casanova ce matin, depuis Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues, tout le monde sait que "les réformes il faut être pour", et Alain Bihr, dans un Chapître "idées réçues" de son excellent ouvrage "La novlangue neolibérale" écrit : "Réforme : la défendre en toutes circonstances. Faire l’éloge du réformisme (sans préciser lequel) conttre les archaïsmes. Et surtout déplorer que le France est irréformable.
Nicolas Sarkozy ne manque pas de conseillers qui n’ignorent pas qu’en posant habilement la question aux français, ils auront toujours une majorité dans les sondages pour pouvoir se passer de celle des urnes.
Devedjian disait hier quelque chose comme : "nos électeurs se sont abstenus pour nous signifier que nous n’allons pas assez vite dans les réformes". Bientôt un demi siècle que j’écoute les déclarations des hommes politiques, je n’ai jamais entendu plus orwellien.
Ps. Bernard Dugué, votre titre n’est-il pas un peu tarabiscoté ?