Dans un pays qui applique la peine de mort, la supprimer est une réforme. Dans un pays qui n’applique pas la peine de mort, l’instituer est également une réforme. Pourtant, je ne connais personne qui soit à la fois pour les deux réformes. Ce qui veut dire que personnes n’ait "pour les réformes", en général, parce que ça serait tout simplement dénué de sens. On est pour certaines réformes, et contre d’autres.
Cette manière de parler "des réformes", en utilisant ce terme sans plus de précision, est à mon avis un moyen d’éviter de parler de leur contenu, parce qu’il est difficile à assumer, tant il est source de casse sociale, de baisse de pouvoir d’achat, bref de malheur.