On n’en serait pas là si, après la loi de décentralisation de 1982, dite loi Defferre, on avait transféré des resssources fiscales au départ dévolues à l’Etat, comme la TIPP ou une partie de la TVA, si on avait supprimé la taxe sur les salaires (comme si créer des emplois était un luxe), on avait réformé en profondeur les impôts locaux, par exemple en asujettissant la taxe professionnelle au bénéfice et non au chiffre d’affaires de l’entreprise. L’argumentation de Eric Woerth est d’autant plus irrecevable que l’Etat ne fait rien pour réduire ses frais de fonctionnement. et faire en la matière la chasse au gaspillage.