C’est pour un rendez-vous ? Ou pour fêter un anniversaire ?
Le procès, longtemps attendu des soldats ayant participé au massacre d’Oradour, débuta en janvier 1953 devant le tribunal militaire de Bordeaux.
Sur les 63 hommes, 21 comparurent devant le tribunal : 7 Allemands et 14 Alsaciens. 13 Alsaciens avaient été enrôlés de force dans la SS et 1 était volontaire.
La présence de Français suscita une vive controverse qui failli déboucher sur une nouvelle affaire Dreyfus.
Afin de ménager l’Alsace, redevenue française, le 27 janvier 1953 l’Assemblée nationale vota, par 365 contre 238 voix, l’exemption des Français de la loi de la responsabilité collective.
On fit donc la différence entre Allemands et Français. La décision fut prise que les Français ne seraient pas poursuivis au titre de la responsabilité collective mais parce qu’ils étaient ’personnellement co-auteurs ou complices’, une décision qui n’apaisa guère l’Alsace et ses députés, qui étaient déjà outragés par le fait que les accusés Français devaient s’asseoir aux côtés des Allemands lors du procès.
Les soldats allemands ne firent que de la prison et les Français furent tout simplement relâchés.