Sur la croissance, Ok, le chiffre est meilleur que prévu, mais il ne s’agit que d’une décimale. On est loin du "choc" annoncé.
La décomposition de la croissance du T1 2008, montre dans un sens favorable, que les entreprises ont investi, que la contribution des stocks est nulle mais dans un sens défavorable que la consommation stagne (+0.1 %).
Si on rapproche cette décomposition de l’ensemble des mesures prises par le gouvernement, telles que rappelées par Bulgroz, on peut constater que ces mesures n’expliquent pas le "bon" chiffre de la croissance. On voit des mesures favorisant le pouvoir d’achat, mais une consommation qui ne bouge pas. On ne voit pas de mesures favorisant l’investissement des entreprises et c’est pourtant cet investissement qui progresse.
Dans tous les cas, il est impossible de mesurer un effet fiable de lois qui sont adoptées de fraîche date. Il faudra du recul pour évaluer des conséquences positives ou négatives.
Après le T1, il y aura encore 3 trimestres. On prévoit déjà un T2 nettement moins bon. Le plein impact des conséquences de la crise mondiale reste encore à venir en Europe.