Certes, il n’avait aucune prétention métaphysique, ce vigneron de l’Aude, né à Pieussec en 1894, et qui vint à Paris pour y courir sa chance, romancier aimable, au demeurant excellent garçon, qui, certes, préférait le bistrot au bar, et prit un jour la sage décision de rentrer dans sa province natale y cultiver le soi-disant bon sens et l’amour des choses simples, avec une sorte de supposée candeur. Mais lui aussi abusa du dopage et de la combine et mêla outrance visionnaire, farces flambantes et avidité de scandale d’un vieux collégien. Il eut, je le reconnais bien volontiers, des bouffées de fraîcheur campagnarde et une chaude bonne humeur charnelle. Mais cela suffit-il à l’excuser d’avoir trop souvent dépassé les bornes de la grossièreté ?