@ Diane
Ce sont les échanges que j’aurais aimé plus consistants, plus riches, c’est cela qui me parait frustrant.
J’ai un exemple ici de l’imaginaire animalier de J. Delteil
La description animalière baroque et surréaliste du roi des animaux,
« Quand je vois un lion dans la brousse qui se précipite sur moi, je le vois non pas dans l’ordre zoologique mais avec mes cinq sens, sensationnellement.D’abord en gros plan, ce qui déjà me déchire et me dévore, ce qui me saute au yeux et m’entripaille les entrailles : ses immenses yeux chinois, ses grosses moustaches d’almanach, son ramassement, l’hallucination de la démarche, la torsion de la patte.A-t-il une queue ou des cornes, je n’en sais rien et qu’importe !
Si vous voulez un lion photographique, allez chez un photographe !
Moi je ne vois que le lion delteillien, le lion qui bouffe Delteil. »