On parle de chômage ?
Extrait du rapport 2005 (un rapport rare dont Bonnet ne parlera jamais) : les autres ne sont pas disponibles au public.
Emigrations-integration/etudes-publications/rapports-annuels-immigration-presence-etrangere-
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/espaces/social/grands-dossiers/migrations-integration/etudes-publications/rapports-annuels-immigration-presence-etrangere-france.html?var_recherche=immigration
"En conséquence, c’est à la construction que la main-d’oeuvre étrangère masculine apporte la contribution la plus importante : 13 % de l’emploi du secteur.
Les étrangers sont plus atteints par le chômage. Le taux de chômage des hommes africains, qu’ils viennent du Maghreb, d’Afrique subsaharienne ou de Turquie, est trois fois supérieur à celui des Français de naissance
Une autre idée reçue veut que les femmes étrangères occupent une part élevée des emplois de services aux particuliers : or cette part n’excède pas 11 %, soit moins que dans l’agriculture. Ce dernier constat donne à penser que le développement en cours des emplois d’aide à la personne offre des perspectives très prometteuses à une population féminine immigrée encore éloignée de l’emploi par ses traditions, son niveau de formation ou sa maîtrise insuffisante du français.
En effet, le taux d’activité des Maghrébines est inférieur à 45 %, et celui des Turques est de 28 %. De surcroît, la main-d’oeuvre étrangère, plus souvent sur des emplois de faible qualification, est plus soumise à la précarité. Le taux de chômage des femmes africaines dépasse 30 %, celui des femmes turques est de 50 %.
Dans ces conditions, le taux d’emploi des femmes étrangères, qui mesure leur contribution effective à l’activité économique, est compris entre 25 et 30 % pour les Maghrébines et il n’excède pas 14 % pour les Turques.
La main-d’oeuvre étrangère masculine affiche un taux d’emploi souvent deux fois plus élevé. D’une part, pour les hommes de toute nationalité, travailler est un impératif et le taux d’activité est très comparable à celui des Français de naissance.
D’autre part, le taux de chômage masculin est plus mesuré, dans une fourchette de 22 à 26 % chez les ressortissants africains ou turcs.
Par comparaison à la population active française, celle des étrangers est plus masculine (59,6 % des actifs étrangers sont des hommes contre 53,3 % des Français) mais surtout elle est largement plus touchée par
le chômage : en 2005, le taux de chômage au sens du BIT (4) est de 19,4 % dans la population active étrangère contre 9,3 % dans la population active française."
Il y a là, pas mal de vos chomeurs, Bonnet.
Ayez le courage d’en parler.