Il existe un tout petit bouquin : Thierry Renard, Voltarine de Cleyre, MEDEF, un projet de société, publié chez Syllepse en 2001.
Il explique très clairement la pensée politique du patronat sur "la refondation sociale", projet de société cohérent, véritable machine de guerre contre toute forme de solidarité. (Projet actuellement mis en place par le gouvernement Sarkozy, à toute vitesse)
Il explique également de façon limpide le fameux "paritarisme" comme une procédure, une forme de délégation de la puissance publique à des représentants choisis... et l’alliance, dans ce cas, du patronat avec la CFDT, la CFTC pour s’assurer la majorité, donc le pouvoir d’imposer ses choix.
Le rôle particulier de Notat y est très bien analysé... et Chérèque n’a fait que suivre la même piste... D’un point de vue théorique, la CFDT se caractérise dès lors comme un syndicalisme d’accompagnement social et de partenariat, comparable au "syndicalisme jaune" de la III° République et de l’Occupation. La position de Notat peut être qualifiée d’extrémisme dans la compromission, et est pour beaucoup dans les discours sur la culpabilisation des chômeurs et des fonctionnaires... dans les discours sur "les usagers pris en otage lors des grèves des transports... Là encore, Chérèque n’a fait que poursuivre l’oeuvre entamée... S’il joue les étonnés aujourd’hui, c’est qu’il nous prend tous pour des imbéciles !