@ P. Renève,
"L’article ne fait guère allusion aux organismes patronaux que par le passage que vous citez : il me semble que c’est un peu court.
Car enfin, qui est le plus immoral : celui qui est corrompu ou celui qui corrompt ? Aussi bien, pourquoi ne pas parler autant, voire plus, des corrupteurs que des corrompus ? "
Qui est le plus immoral ? un syndicat patronal qui est censé défendre les intérêts du patronat (en ce sens, corrompre les syndicalistes va implicitement dans le sens de l’intérêt patronal), ou un syndicat de salariés qui au lieu de défendre les salariés s’en met plein les fouilles en se disant toujours qu’il oeuvre dans l’intérêt du syndicalisme ?
Mon propos n’est évidemment pas de dédouaner le patronat de sa responsabilité. Mais je trouve assez puéril de renvoyer à la faute du patronat pour minimiser celle du syndicalisme sur l’air du "c’est pas moi qu’ai commencé..."