La secte aspique montre une fois de plus qu’elle manie l’aplomb et le culot pour masquer son ignorance des dossiers concernant, entre autres, les entraves et persécutions à l’encontre de l’espéranto. L’avantage de l’ignorance, c’est qu’elle permet de dire et écrire n’importe quoi et de condamner ou faire taire les Galilée ou les Copernic. En plus de l’ouvrage magistral que j’ai signalé, il y a des chapitres de l"Historieto de la japana Esperanto-movado", de Miyamoto Masao, qui sont consacrés aux périodes tragiques vécues par le mouvement espérantiste japonais sous le régime fasciste. Anéanti lors du second conflit mondial, le mouvement espérantiste japonais dut repartir à zéro en 1946, et le Japon a dû subir à partir du même moment la domination totale des EUA, y compris linguistique.
Des historiens se sont penchés sur ce sujet, Ulrich Lins en Allemagne, Jean-Claude Lescure en France, donc des gens d’une autre stature intellectuelle que les blancs-becs qui m’attaquent, ce qui permet au public — pas à ceux qui se bouchent les yeux — de découvrir la réalité que nient ces mêmes blancs-becs lâches et minables sous anonymat, à la façon des négationnistes. Mais ces derniers ont au moins le courage, le mérite (si l’on peut dire), d’afficher et d’assumer leurs thèses sous leur véritable identité.
Et si quelqu’un affirme ne m’avoir jamais vu écrire quelque chose d’original, c’est tout simplement parce qu’il a sauté — comme il l’a reconnu — les réponses jugées "trop longues" qui le dérangeraient dans ses convictions et parce qu’il n’a pas daigné visiter les liens qui livraient des documents comportant très souvent des références extérieures au mouvement espérantiste. Je connais suffisamment de gens qui apprécient et aiment ce que j’écris, que ce soit en français ou en espéranto, pour avoir confiance en moi. Ça ne m’offense nullement que des gens bornés bavent sur moi. La bave du crapeau, etc... À côté de ça, chacun peut voir la nature des liens pitoyables livrés par ces individus.
Quant à m’accuser d’"anti-américanisme", ça ne me gêne pas du fait que j’aime les EUA mais pas la caricature que nous en livrent ceux qui les dirigent. Columbine, l’affaire plus que suspecte du 11 septembre, les mensonges pour déclencher la guerre d’Irak, etc., etc., pour moi, c’est le visage le plus affligeant de ce pays . Il y a énormément de citoyens étasuniens du passé et du présent pour lesquels j’ai de l’admiration et de l’estime.
J’ai "L’Anti-France" (éd. J.-J. Pauvert, coll. "Refus d’obtempérer", 1962), un livre de textes choisis par R. Treno et les lecteurs du "Canard Enchaîné" dans lequel on trouve de la prose de grands écrivains ou hommes politiques français qui auraient pu être par ce fait qualifiés d’"anti-francisme", de Victor Hugo à Jacques Prévert en passant par Alain (tiens !), ou du maréchal Lyautey au général de Gaulle, etc.. Le titre de ce livre reprenait une expression de Michel Debré qui avait ainsi voulu flétrir l’opposition en l’accusant d’être anti-France :
"Mais, au fur et à mesure que M. Debré restait au pouvoir, où à ce qu’il est convenu d’appeler ainsi, le nombre de ses partisans fondait comme neige au soleil. Et du même coup la "France" se ratatinait cependant que l’anti-France s’enflait, s’enflait... On peut dire aujourd’hui qu’elle comprend la quasi-unanimité des Français."
De sorte que l’anti-France, c’est la France."
Des Étasuniens pourraient tout aussi bien écrire aujourd’hui un livre sur le thème "Anti-USA" en citant, par exemple, George Sorros (fils d’un espérantiste hongrois), Al Gor, et même Eisenhower qui, lors de son discours de fin de mandat, en 1961, avait mis le pays en garde contre le complexe militaro-industriel qui est aujourd’hui le vrai pouvoir des EUA. Alors, être accusé d’anti-américanisme par des gens de l’acabit de Asp "Explorer" (sic !) n’a vraiment rien d’offensant. Au contraire. C’est même mieux pour moi que la Légion d’Honneur ! Merci infiniment jusqu’à la fin des siècles ! Amen.
Et pour ce qui est de prétendre que les attaques ne sont dirigées que contre moi (toujours le culot !), tout visiteur d’AgoraVox peut se rendre compte que lorsque j’ai évité d’intervenir durant certaines périodes, les attaques ont continué comme avant. Et personne ne peut s’y tromper en voyant toutes les énormités, calomnies, contre-vérités et goujateries que ces individus déversent à l’encontre de l’espéranto. Mais le meneur de cette cabale n’a-t-il pas lui-même dévoilé aussi ostensiblement et fièrement que grossièrement et vulgairement ses sources d’inspiration ?
Victor Hugo, qui avait soutenu le "Solrésol", (l’espéranto fut publié deux ans après sa mort) avait pensé à lui : “On est stupéfait de la quantité de critique que peut contenir un imbécile.”.