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Henri Masson 12 juillet 2008 09:18

@ esperantulo,

Je crois qu’il y a mieux et infiniment plus intéressant à faire que de répondre à ce bouffon triste, grotesque et trollesque qui cherche à entraîner vers des discussions stériles et, surtout, non constructives et hors-thème, et qui mise sur l’ignorance des gens. Surtout que les visiteurs se moquent de savoir si l’espéranto est ou non agglutinant — ce qui est incontestable, mais, de toutes façons, la définition de langues "agglutinantes", "flexionnelles" ou "isolantes" est imprécise. D’ailleurs "Bordas Encyclopédie" -> Sciences sociales -> Linguistique, indique, à propos de la typologie des langues, que cette classification en langues flexionnelles, isolantes et agglutinantes est superficielle. Pour Edward Sapir : "Un linguiste qui cite avec insistance la morphologie latine comme étant nécessairement le plus haut point d’évolution linguistique, est comme le zoologiste qui ne vit dans le monde organique qu’une formidable conspiration aboutissant à la formation du cheval de course ou de la vache de Jersey." (p. 21, tiré de "La Langage"). On pourrait faire la comparaison avec notre bouffon par rapport à l’anglais. Pour Antoine Meillet (même source, p. 21) : la classification traditionnelle n’a "ni portée scientifique ni utilité pratique". Donc tout ceci n’est que masturbation intellectuelle débouchant sur la surdité et la cécité mentales que l’on peut ici constater. J’ai déjà écrit qu’il est vain de discuter avec une brouette. Pour ma part, je travaille sur autre chose d’autrement plus passionnant.

Ce n’est pas un clown-clône d’asp qui changera quelque chose aux avis positifs exprimés sur l’espéranto à travers toute son histoire, depuis Max Müller à Claude Hagège en passant par Michel Bréal, Antoine Meillet, Ignacy Baudoin de Courtenay, Edward Sapir, André Martinet, Umberto Eco (qui, même s’il est en premier lieu sémioticien, touche tout de même sa bille en matière de langues), pour ne parler que des plus connus. Ce qui importe aux gens, c’est de découvrir une langue pour laquelle ils auront besoin de beaucoup moins de temps et d’efforts qu’avec une autre. Les démonstrations typhonnesques ne sont que du vent et n’y changeront rien : l’espéranto s’apprend en un temps record par rapport à n’importe quelle autre langue vivante.

Il est compréhensible que, du fait que l’espéranto fonctionne de façon tout à fait satisfaisante sur le terrain, il cherche à entraîner sur le terrain théorique sur lequel il est possible de démontrer une chose et son contraire alors que ce bon fonctionnement a été constaté depuis les premières années d’existence de la langue, avant 1900, entre autres par le journaliste polonais Jozef Wasniewski, par les étudiants suédois Valdemar Langlet et Eric Etzel, ou aussi, en 1904, quand un des plus remarquables stylistes de l’espéranto, Kazimierz Beine, publia la traduction d’une oeuvre de Wacław Sieroszewski seulement un an après avoir commencé l’étude de la langue : "Fundo de l’mizero" — Le fin-fond de la misère, un roman que je possède et qui m’a stupéfait par l’expressivité de la langue alors qu’elle n’avait que 17 ans d’existence ; si quelqu’un veut se le procurer : http://www.antiqbook.fr/boox/lelivr/RO40109242.shtml . Et aussi à Boulogne-sur-Mer en 1905.

Cet individu est capable de démontrer que 2 + 2 ne peuvent pas faire 4 ou aussi de faire croire à des ignorants que ce qui est blanc est noir et inversement. En somme : "Les plus lourds que l’air ne peuvent pas voler...".

Pô grââf ! De ce fait toutes ses affirmations, comme ses insultes à mon égard ou à l’égard des autres, doivent être interprétées en sens inverse. Je commencerai donc à m’inquiéter quand il parlera de Saint Henri Masson, le sauveur de la planète Terre, qui transforme l’eau en vin (Ah, si ça pouvait être vrai ! smiley , etc., etc. smiley

Il peut toujours m’attribuer une attitude méprisante, lui qui ne cache pas son mépris pour AgoraVox, ses rédacteurs et ses visiteurs, et bien entendu, pour l’espéranto et ses locuteurs qu’il traite d’"espéranteux", terme qu’il a l’hypocrisie de prétendre anodin, non insultant. Or ce terme a déjà été utilisé par un aspeux nommé clad, ce à quoi le professeur Robert Molimard avait répondu "Je suis un peu effaré par le mépris ("espéranteux" !) manifesté par l’auteur à l’égard d’une des plus belles tentatives humaines, totalement désintéressée, que représente l’esperanto". Chacun sait, et il ne l’ignore certainement pas, que cette forme est utilisée de façon dépréciative, péjorative, à l’égard, par exemple, de mauvais journaliste ("journaleux"), terme qui va à merveille à celui dont Asp "Explorer" avait pris la défense... Et que dire aussi de l’usage méprisant de "Glaude" ou "le glaude" pour Claude Piron, récemment disparu ? Ah, il peut m’en donner, des leçons de morale, celui-là ! Toutes les accusations qu’il me jette ne sont donc que compliments.

On comprend donc que, faute de références, notre bouffon s’accroche à un linguiste qu’il prétend inoxydable, JBR — Justin Bien Rouillé — dont l’attitude partisane est affichée dès le titre et le logo de son site et exclut toute objectivité. Ses références sont si pitoyables et rares qu’il s’accroche désespérément comme un morpion (je ne précise pas à quoi, ce serait trop indécent) au peu qu’il a.

Même Malherbe, auquel il a fait récemment référence, le trahit : en page 811 de "Les langues de l’humanité", il a écrit "Peut-être existe-t-il 5 millions ou plus d’espérantistes mais ils pratiquent leur langue davantage pour leur plaisir ou dans leurs congrès que dans la vie courante.", ceci pendant que notre bouffon soutient mordicus qu’il n’y en a que 200 000. Dans "Atlas des langues du monde" (éd. Autrement), le professeur Roland Breton indique (p. 21) "Pour l’espéranto, les chiffres vont de 500 000 pratiquants actifs à une audience de près de 8 000 000 de par le monde".

Bon, ça va encore s’exciter dans le chenil. Tu vas voir rappliquer le fidèle et insignifiant roquet et entendre ses aboiements "vlad ! vlad ! grrrr !", ce roquet dont le flair légendaire permet de détecter la tendance politique des gens à la couleur de leurs chaussettes (à moins que ce soit l’odeur ? smiley et dont les arguments majeurs tournent autour du vendredi, du "complot judéo-nazi des Atlantes de Mû", argument ô combien confortable pour quiconque ignore l’histoire de l’espéranto — allègrement piqué à Asp Explorer à qui ses potes — ingratitude suprême ! — n’ont pas encore offert un plumier.

Bon ouicande de rigolades ! smiley

"Hundo bojas, homo vojas"
("Zamenhofa Proverbaro")


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