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W.Best fonzibrain 25 juillet 2008 11:33

à l’auteur
les mises en chantiers sont passé de 900 000 ya deux ans à 300 000 cette anné
l’éconoie espagnole atterit difficillement
la recession pointe son nez


Au dernier trimestre 2007, le taux de chômage est remonté pour la première fois en cinq ans - de 8 % à 8,6 %. Les entreprises de construction licencient à tout-va. Les mises en chantier de logements devraient tomber de 700.000 en 2006 à 450.000 en 2008. Les promoteurs auraient 500.000 appartements à vendre sur les bras. Les ménages surendettés, parfois à quarante ans, peinent à rembourser leurs emprunts à taux variable. Et le prix prohibitif de l’immobilier dissuade les primo-accédants. Les grandes firmes de BTP, qui s’étaient lancées à la conquête de l’Europe, revendent leurs actifs à qui mieux mieux pour éviter la faillite. La bulle est en train d’éclater.

Le principal talon d’Achille de l’Espagne, c’est la construction, qui a représenté 16 % de son PIB et 20 % de l’emploi. Peu à peu, ce secteur, pilier de l’économie, s’affaisse, alors que la bulle immobilière commence à se dégonfler. La semaine dernière, le FMI a estimé que le logement, dans le pays, était surévalué de l’ordre de 20 %. « La bulle immobilière fait que l’Espagne est particulièrement vulnérable à la crise mondiale », a déclaré dans El País ce week-end Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine. L’an dernier, la moitié des sociétés immobilières ont déposé leur bilan. Depuis janvier, pas une semaine ne se passe sans que d’autres connaissent le même sort, comme ce fut le cas, récemment d’Encoval, de Labero ou Llanera, dans la région valencienne. La puissante Martinsa soupire de soulagement alors que ses créditeurs viennent in extremis de reconduire sa dette de 5,1 milliards d’euros. Sur la côte valencienne, un autre symbole de la prospérité issue du ladrillo (la brique), est en sursis : le vaste complexe résidentiel Marina d’Or, de Jesus Ger, qui vaut 6 milliards d’euros (40 000 logements, 6 hôtels, 3 terrains de golf), a vu ses ventes chuter de 60 %, et a mis à la porte 1 000 salariés. Et le pire serait à venir… Car la récession immobilière suppose un coût social aux lourdes conséquences. Jusqu’alors, on construisait 800 000 logements par an - soit plus qu’en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne réunies. On parle pour l’an prochain de 300 000 seulement. D’après BBVA, cet effondrement va supposer à moyen terme 400 000 suppressions d’emploi, une main-d’œuvre que les autres secteurs auront du mal à absorber. Si bien que le chômage, qui ne cesse de baisser depuis quinze ans (autour de 8 % de la population active), pourrait frôler 10 % en 2009, craint la banque d’Espagne.



le leap 2020 affirme que l’espagne va vivre ue recession très dure


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