Arthur Andersen n’était pas seul. Tous les grands cabinets de conseil américains fonctionnent encore avec ce type de management.
Le principe est faux. En somme, le chef dit à l’employé : "je veux tel résultat, à la fin de l’année. Si tu réussis, tu seras récompensé, si tu échoues, tu seras puni. Débrouille-toi".
C’est bien commode pour le chef, car il n’a pas besoin de réfléchir. Mais l’employé, s’il est intelligent, ne se privera pas de tricher. Et à force de faire tricher tous ses employés, le chef mène son entreprise à la ruine.
A la base de cette prétendue "culture du résultat", il y a une totale absence de culture (oui c’est un oxymore, bien dit Marsu !) C’est une vision terriblement simpliste. Elle ne tient pas compte de la fragilité des liens de causalité dans l’explication d’un résultat. Les cadres français qui ont une certaine culture (à la différence de beaucoup d’Américains) ne sont pas dupes.